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 Les geisha partie 2

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Shubi
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Date d'inscription : 23/01/2012
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MessageSujet: Les geisha partie 2   Lun 31 Mar - 16:19

Bonjour, comme promis voici la dernière partie sur l'article des geisha!!
Bonne lecture

PS: Si vous voulez une version PDF avec images et mise en page il vous suffit de m'envoyer un mp. ccuutt2 


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Les différentes cérémonies importantes

1.La cérémonie du mizuage.
Comme on le sait maintenant il y a plusieurs étapes dans la vie d’une geisha, du stade de simple « bonne »  à maiko pour aboutir à geisha.

Avant que la formation de la maiko confirmée s’achève (pour ensuite devenir une vraie geisha) il y a une cérémonie importante, qui est le mizuage (Mizu signifie eau, age soulever, ou poser. En d’autres termes cela veut dire, qu’il va y avoir quelque chose qui va se déposer dans l’eau). Autrement dit on parle de la virginité. Autrefois Il était même possible d’acheter la virginité de la maiko pour éviter cette cérémonie, dans ce cas on la mettait aux enchères.

Voyons maintenant les pratiques de cette cérémonie d’antant
Lorsque que la maiko était prête à perde son mizuage (donc à perdre ça virginité), elle offrait des ekoubo à ses « prétendants » (un ekubo veut dire «  fossette » qui, est un petit gâteau de riz avec au centre un petit creux une tache rouge, si on a un peu d’imagination et qu’on a bien compris de quoi nous parlons, il est assez facile de comprendre la signification de ce creux rouge). La décision de la date du mizuage ne dépendait pas de l’avis de la maiko, c’était  une voyante qui décidait du moment le plus préférable, suivant plusieurs « signes» et « dates » pour qu’elle puisse perdre sa virginité.
Souvent une maiko perdait son mizuage vers l’âge de 15/17 ans.
Après la distribution des ekubo, les prétendants devaient faire monter les enchères sur le mizuage.
Si une maiko était très jolie et s’était bien comportée dans les maisons de thé, la maîtresse de celle-ci pouvait les aider à distribuer leurs « ekubo » et même à faire monter les enchères.

Le mizuage revenait à l’homme qui avait été le plus offrant.
L’argent revenait ensuite à la mère de l’okiya, pour rembourser une partie des dettes de la maiko (pour ses cours, frais médicaux, vêtements, l’argent dépensé pour l’acheter etc.). C’est la seule fois qu’une geisha/maiko a le droit d’avoir un rapport sexuel. Car si elle couche avec un autre homme elle devra fermer la maison de thé où elle est et les deux maisons à côté de celle-ci.

Plus une maiko était connue, plus les hommes se battaient pour son mizuage plus la somme était élevée, par conséquent les dettes de la maiko se remboursaient plus vite et elle pouvait prendre son indépendance plutôt.
Il est même arrivé qu’une geisha ait eu tellement de succès qu’avec l’argent qu’elle avait reçu elle avait payé en entièrement sa dette d’un seul coup.

Heureusement de nos jours cette pratique est totalement révolue.


2.La cérémonie du thé
La cérémonie du thé au Japon, appelée Chanoyu, sadõ ou Chadõ. C’est un rituel traditionnel lors duquel le thé vert (matcha) est préparé de manière spéciale par une personne expérimentée et est généralement servi à un groupe d’invités dans une ambiance calme.

Le mot chanoyu veut littéralement dire : eau chaude pour le thé. Ce mot ce réfère à la cérémonie en elle-même.
Alors que sadõ et chadõ, littéralement chemin du thé, désignent l’étude ou les règles de la cérémonie du thé.

L’étude de la cérémonie du thé est longue et difficile. Elle peut prendre toute une vie. Car il ne s’agit pas de servir un simple thé. Ceux qui la pratiquent doivent connaître parfaitement les choses à faire et dire, mais ceux qui se font servir le thé doivent aussi s’y connaître sur l’attitude à avoir et la façon de prendre le thé, les choses à dire et la tenue générale à adopter.

- Les ustensiles :
Il y a beaucoup d’instruments pour cette cérémonie et chacun d’entre eux est spécialement utilisé pour le Chanoyu et aucune autre occasion. Plusieurs centaines de livres seraient nécessaires pour tout expliquer en détails. Mais nous allons nous contenter des ustensiles essentiels :

- Le chakin : toile rectangulaire de lin ou chanvre utilisée pour le nettoyage du bol.

- Le fukusa : carré de soie utilisé pour le nettoyage du natsume (ou cha-ire) et pour tenir la bouilloire chaude ainsi que son couvercle. Les invités utilisent aussi un fukusa, pour protéger les instruments lorsqu’ils les examinent. Ce fukusa est différent du premier, il est plus épais et les motifs qui l’ornent sont plus colorés que ceux du fukusa normal. On le nomme « petit fukusa » ou kobukusa. Les kobukusa sont gardés dans la poche de poitrine des kimonos ou dans une petite valise appelée kaishi.

- Le hishaku : longue louche de bambou qui est utilisée pour transférer l’eau. Il en existe différents styles pour diverses cérémonies et pour chaque saison. Par exemple pour le rituel de purification que les invités pratiquent avant d’entrer on en utilise une plus large.

-tana : (littéralement étagère) est généralement le mot employé pour désigner tous les meubles en bambou ou bois utilisés pour la cérémonie. Chaque type de tana a un nom, et varie de taille, de style, matériaux ou fonction. Ils sont placés devant l’invité et on pose les instruments dessus.

-Le chawan : instrument essentiel de la cérémonie, sans lui on ne pourrait servir et boire le thé. Là encore il existe toute une variété de chawan, de tailles différentes utilisées dans certaines circonstances. Par exemple, en été on va utiliser un bol peu profond pour que le thé refroidisse plus vite, alors qu’en hiver on utilisera un bol plus profond pour garder le thé chaud. On utilise aujourd’hui encore des bols vieux de 400 ans, mais seulement dans de grandes occasions. Les bols les meilleurs sont faits à la main et coûtent extrêmement chers. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les irrégularités et imperfections sont prisées et placées à l’avant du bol. Les bols qui ont été cassés ne sont pas jetés mais réparés soigneusement à l’aide d’une mixture de laque et d’autres produits naturels.

-natsume, cha-ire : la boîte à thé, deux noms pour deux styles différents. Le natsume est nommé ainsi car il ressemble à un fruit portant le même nom (la jujube). Il est court, avec un fond arrondi et couvercle plat habituellement fait de bois laqué et non traité. Le cha-ire quant à lui est grand et étroit, son couvercle est en ivoire orné d’une feuille d’or en dessous. Constitué de céramique il est conservé dans un sac décoré. Les natsume et cha-ire sont utilisés dans des cérémonies différentes.

Chasaku : écope à thé, sculptée dans une pièce de bambou avec un nodule qui est placé a peu près au centre. Utilisée comme son nom l’indique pour écoper le thé du natsume au chawan.

-Chasen : le fouet, sculpté lui aussi dans une pièce de bambou, il peut être épais ou mince suivant si l’on faire un thé léger ou fort. Lorsque qu’un chasen est cassé on le jette simplement. Une fois par an ils sont pris dans les temples locaux et ils sont brûlés lors d’une cérémonie appelée chasen koyo qui témoigne du respect porté aux objets de la cérémonie du thé.

Tous les objets de la cérémonie sont extrêmement bien entretenus et lavés avec grand soin avant et après utilisation et aussi avant le rangement. Certains ne doivent être manipulés qu’avec des gants.

- La cérémonie :
Au Japon il y a deux grandes écoles pour apprendre à pratiquer la cérémonie du the qui s’appelle Omotesenke et Urasenke. Toutes les deux ont évoluées avec leurs propres rituels. Bien sûr il existe d’autres écoles, mais celle d’Urasenke est la plus active et la plus suivie.
Toutes les écoles et variations de la cérémonie possèdent tout de même des points communs. Que nous allons détailler évidement.
L’hôte, homme ou femme, porte un kimono, tandis que les invités peuvent porter un kimono ou des vêtements de cérémonie sombres. Si le thé est servi dans une maison de thé et non dans la chambre du thé, les invités doivent attendre dehors dans un jardin couvert que l’hôte vienne les chercher. Ils doivent alors faire le rituel de purification en se lavant les mains et se rinçant la bouche avec de l’eau placée dans un petit bassin de pierre placé à l’entrée. Après un passage dans le tokonoma, une sorte d’alcôve dans laquelle ils ont pu admirer les parchemins et déclarations affichés, ils s’assoient sur les tatamis en seiza dans l’ordre de prestige.

Un repas léger est parfois servi, kaiseki aux invités, suivi par du saké (alcool de riz). Une fois cela fait, ils retournent dans la salle d’attente couverte en attendant que l’hôte revienne les chercher. S’il n’y a pas de repas, l’hôte passera directement à une distribution de friandises. Celles-ci sont mangées à l’aide d’un papier spécial appelé kaishi, chaque invité apporte le sien, souvent dans un petit portefeuille décoré ou dans la poche de poitrine du kimono. Après ceci chaque instrument,  incluant le chawan, chasen, et le chasaku, est nettoyé devant les invités dans un ordre bien précis avec des gestes spécifiques. Les objets sont par la suite rangés dans un ordre exact de rangement en rapport avec le rituel qui suivra. Lorsque le rituel de rangement est achevé, l’hôte mesurera une quantité précise de thé et la placera dans le chawan pour y ajouter l’eau chaude, et le mélanger ensuite à l’aide du chasen par une suite de mouvements prédéfinis.

Le bol est servi aux invités d’honneur, shokyaku, premier invité, soit par l’hôte (la geisha dans notre cas) ou par un assistant. L’hôte et le shokyaku se saluent, en s’inclinant, puis l’invité se courbe devant le second invité et lève le bol avec un geste qui marque son respect pour l’hôte. Puis il tourne le bol pour ne pas boire sur son « devant », boit une gorgée, murmure quelques mots et reprend deux ou trois gorgées, essuie le bol et le tourne dans sa position de départ avant de le donner à l’invité suivant tout en le saluant. Ceci répété jusqu’à  ce que tous les incités aient pris le thé, tous dans le même bol. Puis il est rendu à l’hôte.

Dans certaines cérémonies chaque invité possède son propre bol, mais l’ordre dans lequel il est servi et bu reste le même.

Une fois que tout le monde a bu le thé, l’hôte nettoie les ustensiles. L’invité d’honneur peut demander à ce que lui et les autres invités examinent les objets utilisés lors de la cérémonie. Ainsi chacun leur tour ils peuvent examiner et admirer tous les ustensiles.
Chaque instrument est manipulé avec respect et attention car ils sont souvent hors de prix, irremplaçables, comme des antiquités faites à la main. Les invités utilisent d’ailleurs le petit fukusa pour toucher les objets.

Une fois les ustensiles rangés les invités quittent la maison de thé et saluent l’hôte à l’entrée. Et la cérémonie prend fin.

La cérémonie du thé peut durer de une à cinq heures, cela dépend du type de cérémonie pratiqué et du repas ainsi que du thé.

- Cérémonie de l’erikae
Quand une maiko va devenir geisha (généralement à 20 ans) il y a une cérémonie qu’on appel erikae qui signifie «  changement de col », cette cérémonie se fait après le mizuage. Cette coutume consiste à changer le col de la maiko qui est rouge, en col blanc d’une authentique geisha.
Ce col est sur une combinaison, qu on peut coudre ou découdre car il faut que la combinaison soi assortie au kimono porté ( elle s’appel Ro pour l’été et hitoe pour l’automne), même si on ne va pas forcement le voir ( seulement si la geisha soulève un peu son kimono au niveau des chevilles pour pouvoir danser ou simplement marcher autrement  il y a que le col qui est visible)


Pourquoi parle-t-on de prostituées ?
Dans les années 1900, des rumeurs ont commencés à naître sur ce qu’est vraiment la geisha, les Américains les appelaient les « prostituées » car avant, les quartiers des geisha et des prostituées étaient rassemblés dans un même endroit et les étrangers n’arrivaient pas à faire la différence entre les deux. Voici la principale raison de ce malentendu Les prostituées sont appelées Yujo et sont complètement différentes des vrais geisha, que se soit dans leurs travail que dans leurs habillements, voyons si- dessous les différences que nous pouvons voir à l’œil.

Une yujo a un kimono très simple et assez ouvert. Pour l’instant rien de très bien différent de chez les geisha, le seul détail flagrant c’est son nœud qui n’est pas derrière comme on a pour habitude de voir, mais devant.(il peut se trouver un nœud papillon ou bien avec le tissu qui pend) Ce nœud se trouve devant pour plusieurs raisons, la première est de facilité l’habillage et le déshabillage de la demoiselle, car c’est bien plus facile de faire un gros nœud devant toute seule, sinon elle aura besoin d’aide à chaque rencontre. Pour gagner du temps, elle ne porte que 4 kimonos de satin et un de soie (ce qui fait environ 3 Kilo de kimono et non 20 Kilo que portent les geisha).
La deuxième raisons pour la quel il se trouve devant, c’est pour les différencier des geisha. Pour que son corps soit plus érotique, elle ne porte pas de tabi. Et pour finir, elle a 4 potiches chignons et 8 épingles (4 de chaque coté des chignons).
Une yujo portera aussi plutôt des couleurs vive pour le kimono contrairement aux geisha qui sont sombre.

Tout comme les geisha, il y a plusieurs statut de prostituée qui suit son évolution, il y a en premier lieu les yujo, puis les tayu et pour finir le stade ultime les oiran.


La geisha de nos jours
De nos jours il ne reste que très peu de geisha dans tout le japon, les seules qui survivent sont en grande partie à Tokyo et Kyoto les villes mères des geisha. Leur nombre a en effet énormément diminué, autrefois nous trouvions 75000 geisha dans tout le pays, mais maintenant il n’en reste que 3000. Seul de riches hommes du monde on le privilège de les côtoyez ces demoiselles.
Cependant les règles de l’école, l’okiya et tout ce qui entours les geisha n’as absolument pas changé pour pouvoir garder les traditions.
Seulement il faut savoir que ces demoiselles ne sont pas du tout hors du temps, et suivent la technologie, elle on le droit d’avoir une télé, des hobbies, car la profession de geisha n’est plus à plein temps, il n’y a plus l’obligation de commencer la formation très jeune et surtout ce ne sont plus des petites filles vendues pour de l’argent. Beaucoup de jeunes filles sont geisha en même temps que leurs études ou de leur travail, c’est plus une passion qu’une obligation.
Des nos jours on peut même croiser des geisha dans une voiture pour se rendre à leurs rendez-vous de la soirée. Par contre dès qu’elle franchit le seuil de l’okiya elles redeviennent de vraie geisha responsable qui aiment leur métier même si cela peu être dure certains jours avec ces lourds horaires. En conclusion, être geisha de nos jours, c’est avoir une double vie.


Les sources

Les livres
     -    Ma vie de geisha de Mineko Hiwasaki
- Mémoire d’une geisha, d’Arthur Golden

Les sites
www.yumeyakata.com/eng/plan/index.html.
http://nezumi.dumousseau.free.fr/ikebana.htm ( pour l’ikebana)
http://www.clickjapan.org/ART/Ceremonies_du_the.htm ( cérémonie du thé)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chanoyu (cérémonie du thé)
http://sakura-shiroi.xooit.com/t688-Ouverture-du-Karyukai.htm#1898 ( Yujo)
http://www.helloziyi.us/Movies/memoirs-of-a-geisha.htm ( mémoire d’une geisha)
http://www.nihon-zen.ch/arts_geisha.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Boules_de_geisha
http://www.livres-online.com/Ma-vie-de-geisha.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Geisha
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Japon_et_culture_japonaise
http://geisha.1groom.com/
http://web-japan.org/nipponia/nipponia20/fr/what/what01.html.
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